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pluie printanière

vendredi 3 mai 2013

Roger Bournaud


Roger Bournaud.

Il y a de bien forte chances pour que ce nom n'évoque rien pour vous.

Pour moi il est quelqu'un d'important , un homme qui a été présent tout au long des circonstances de ma vie. Il était déjà dans les parages au moment de ma naissance ou peu après, puisqu'on en a fait mon parrain. Première incongruité. . Je précise au risque du pléonasme, à l'église, pour mon baptême religieux, devant le curé en soutane, celui qui m'a tenu sur les fonds baptismaux, était bien le plus athée , le plus anticlérical des parrains. 
Il n'empêche que jusqu'au bout, alors que tant d'autres oublient qu'ils ont un filleul, lui a joué ce rôle tel que l'église le définit. Sauf évidemment en ce qui concerne l'éducation religieuse. 
 De ce point de vue là, rien d'étonnant , puisqu'on dit que le parrain déteint sur son filleul, que je sois devenu au fil du temps un vieux mécréant.

Dans l'histoire que je m'apprête à raconter ici , le fait qu'on l'ait choisi comme parrain semble déjà un peu saugrenu , mais il y a une explication qui remonte à son enfance à lui.
Roger est né au printemps 1913,  d'une mère femme de ménage, et de père inconnu. Imaginez le traumatisme à cette époque là d'être un bâtard, et le traitement que devaient subir tant la « fille-mère » que son enfant. D'ailleurs il prétendait , il y a encore peu de temps qu'il n'avait pas eu d'identité dans les premières années de sa vie et que sa date de naissance devait être fausse puisqu'elle correspondait au jour où quelqu'un avait pensé à le déclarer à l'état-civil.
Sa mère qui devait travailler pour vivre n'avait pas les moyens de l'élever, et la famille le rejetait . De bons catholiques, cette famille, bien assidus à la messe, exactement comme ceux qu'on voit pousser leurs enfants devant eux dans les défilés homophobes et qui se sont toujours signalés par leur compassion et leur humanité.
Il lui resta jusqu'à la fin de sa vie une blessure profonde liée à cette enfance abîmée.
Finalement le petit Roger fut placé en nourrice chez mes grands-parents maternels qui venaient d'accueillir ma mère. 
 La maison familiale fut à jamais un point d'attache pour lui,  et ma mère et lui furent liés comme frère et sœur « de lait ».
Lorsqu'il fut adopté par le mari de sa mère et qu'il partit les rejoindre à Paris, il n'oublia pas pour autant le Limousin .

A Paris, il apprit un métier, ferronnier d'art, et après l'apprentissage et divers emplois dont on peut imaginer les conditions, il réussit à se faire embaucher dans les ateliers du Métropolitain. Sa voie se dessinait. Adolescent il se prit de passion pour le vélo. Pistard , il tournait les Dimanches après midi sur l'anneau de ciment de la Cipale , le vélodrome populaire de Vincennes, et se risqua aussi à quelques courses sur route.
Et puis dans le désordre et en résumant il adhéra à la CGT, connut Paulette qui, pendant plus de soixante ans allait partager sa vie dans leur modeste pigeonnier du XXe arrondissement, tout près du Père Lachaise et du Mur des Fédérés, fut mobilisé en 1939, puis démobilisé à la défaite et l'exode le ramena chez nous. Je dis chez nous , car moi j'avais fait mon apparition. Il vint de Paris à vélo comme il se doit, accompagné de Paulette, et il devint mon parrain puis repartit pour adhérer au Parti Communiste et entrer en résistance.
Les cinq ans qui suivirent furent la seule période où il ne donna guère de ses nouvelles. Engagé dans la résistance parisienne et plus précisément dans les FTP auprès de Rol-Tanguy et de Pierre George, dit Frédo , le futur colonel Fabien. Pendant ces années il occupa dans l'organisation de la résistance des fonctions de plus en plus importantes, voyant ses camarades tomber le uns après les autres, lui même pourchassé par la Gestapo qui le connaissait sous l'appellation du « petit au béret» , ce qui l'obligea à changer de couvre-chef. (Pour la taille c'était un autre problème , puisqu'au plus haut de sa vie il ne dépassa pas 1m62).
Mais tout cela nous ne l'apprîmes que bien plus tard. Ce n'est pas lui non plus d'ailleurs qui nous apprit qu'il avait refusé la légion d'honneur.
La guerre ayant pris fin, il ne se passa pas d'année sans que nous nous rencontrions , soit Rue des Rondonneaux , (une adresse que j'ai tant de fois écrite, à chacun de mes voyages car il n'était pas question d'oublier les Bournaud dans la liste des cartes à envoyer), soit dans la maison qu'ils avaient achetée en Charente, soit chez mes parents, soit plus tard chez moi.
Roger aimait la campagne, il aimait découvrir sous les feuilles d'Automne le chapeau brun des cèpes, alors même qu'il n'en appréciait pas le goût.
Il aimait la pêche et nous le taquinions lorsqu'il débarquait avec tout son attirail de parisien, ses moulinets sophistiqués, ses cannes en alliage de je ne sais quels métaux,  venu pêcher « le gros » sur l'Aixette, la Gorre ou l'Arthonnet, alors que les rustiques « gaules » de bambou locales faisaient merveille pour sortir des remous le goujon, l'ablette, le vairon, le gardon ou la perche-soleil.
Et puis il y avait la politique et le syndicalisme. Communiste était Roger, communiste il resta , rigide sur ses positions, et à la fin archaïque sur bien des points, sectaire sans doute, mais fidèle à ses idées, à celles qui l'avaient fait vivre et qui lui avaient donné son identité, et désespéré de voir la tournure des choses. Il avait cru aux lendemains qui chantent, il avait vécu de cet espoir et il y avait engagé sa vie. Il avait été des grandes heures du PCF et avait assisté impuissant au déclin du parti qu'il avait vu venir dès la signature du programme commun de la gauche.
Syndicaliste, il voyait ces derniers temps raboter tous les acquis sociaux , lui qui s'était tant battu pour l'application et la préservation du programme du CNR. Il avait du reste refusé de prendre la tête du Syndicat Général de la RATP lors de la création de celle-ci, pour se consacrer à la Caisse de Prévoyance et à la protection sociale des travailleurs.
Dans les dernières pages du livre de mémoires qu'il écrivit avec le journaliste Nicolas Duffour il y a quelques années, il dit : « Je redoute un retour en arrière, au temps où la classe ouvrière vivait « au jour la journée », à la merci des aléas de la vie ; je crains que cette terrible marche en arrière, enclenchée par les forces réactionnaires ne nous ramène avant les grandes conquêtes sociales de la Libération. »
C'était bien vu Roger ! Ce fut pour toi un déchirement de voir se faire cette régression sous le règne du Sarkozysme, mais sans doute n'auras tu pas connu le pire.
En Septembre nous avons déjeuné ensemble dans cette charmante auberge de Nanteuil en Vallée, où nous nous étions attablés bien des fois. C'était la dernière fois. En Décembre arriva comme tous les ans la boite de chocolats de chez Girard, la même depuis tant d'années. Nous nous sommes encore entretenus au téléphone juste avant ton départ pour Lyon. Tu te disais fatigué et pas très bien, mais heureux de revoir tes arrières petits enfants. Et tu avais conclu en me disant « Il se peut que je ne revienne pas, mais on verra bien... »
Roger Bournaud est mort à Lyon, deux mois avant d'avoir un Siècle. Il avait prévu et loguement parlé de la fête qu'il souhaitait pour ses cent ans. Il aimait la fête Nous l'avons mis en terre en un jour de Janvier sous une pluie glaciale poussée par le vent d'hiver, dans ce charmant cimetière de Verteuil où il est allé rejoindre Paulette.
Il fallut se réfugier dans une salle de café pour entendre les représentants de la CGT, du Conseil de prévoyance de la RATP, de l'Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance,(où ses interventions, chuchotées plus que prononcées, avaient souvent dû faire se dresser les derniers cheveux) , y aller de leurs discours convenus.
De sa tombe on voit le magnifique château, tout proche. Peut être que les belles dames du temps jadis lui rendent visite sous la dalle... Peut être aussi que ce voisinage signifie que la lutte des classes est éternelle.

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Verticales

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L'art des rues

L'art des rues
Miss-Tic

Printemps

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Nuit

Nuit

Sologne de pluie

Sologne de pluie

Au pays de Raboliot

Au pays de Raboliot

Aixe sur Vienne : le Pont

brouillard

brouillard
dans le brouillard

Fresque

Fresque
fresques dans une église de campagne du Limousin

Lumière d'hiver

Lumière d'hiver

vieilles pierres corréziennes

vieilles pierres corréziennes

Chalucet

Chalucet

reflets

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Un jour en Galice

Un jour en Galice
Face à l'Océan , la solitude du joueur de cornemuse

Couleurs de printemps au parc

Couleurs de printemps au parc

ça c'est Paris!

Le vieux Brantôme

Le vieux Brantôme

La Vienne en hiver. plateau de Millevaches

reflets

reflets

Decembre

Decembre

L'hiver est déjà là

L'hiver est déjà là

en guise de rafraichissement

Images du Tregor

Images du Tregor

Et le Printemps vint...

Ambiance de Janvier

Ambiance de Janvier

effets de brouillard

ces brouillards qui nous entourent

Général Dumoulin

L'ami Gilren dont le blog http://amertume.over-blog.com/ nous permet presque chaque jour, malgré son titre, d'envisager l'actualité sous des angles inédits et avec le sourire, et qui me semble être un excellent connaisseur de la vie limougeaude me fait l'honneur de me citer parmi... parmi quoi au fait? enfin de me faire une petite place entre Maryse Bastié, les petirts-ventres, le peyteu, le pastis Panazô et quelques autres... Je lui fais respectueusement remarquer qu'il a oublié les généraux. Limoges qui fut une ville rouge à l'âme révolutionnaire a en effet donné naissance à un paquet de militaires étoilés – et je ne parle pas des cent cinquante « limogés » de la guerre de 14 – Jourdan, Bugeaud, Martial Vallin, non pas Kellermann, voyons quelle idée Kellermann, figurent parmi les plus emblématiques, mais il en est un qu'on oublie souvent, le Général Dumoulin...

Ce Dumoulin issu du quartier populaire du Port du Naveix et parti comme simple soldat sous la révolution se retrouva Général sous l'Empire et ses victoires ne se comptent pas. Malheureusement malgré les attentes de ses concitoyens naveteaux, qui à chaque fête lui préparaient un accueil enthousiaste il ne revint jamais à Limoges. La rumeur courut qu'il avait épousé une duchesse de Wurtemberg... Rumeur d'autant plus fondée que la carrière du fameux Général n'était que le fruit de l'imagination débridée des Ponticauds qui avaient fini par y croire. Voilà au moins un général qui n'aura pas provoqué de carnage...


Une expo photo : Paul Graham au BAL

bords de l'Anglin

Le vieux Palerme

vignobles de Champagne, la Côte des Blancs

courses à Pompadour

Pauvre France!

Ce matin, lors de mon tour de ville quotidien, j'étais précédé sur le trottoir, par une jeune femme qui, vue de dos à une certaine distance me paraissait fort convenable.

Non loin du jardin d'Orsay, là où sont enterrés les vestiges des arènes romaines d'Augustoritum (comment pour visiter ? Ici on ne visite pas, je l'ai dit maintes fois, rien ne se visite, il suffit de savoir qu'elles sont là, ça vous donnerait quoi de visiter?), donc je reprends … Non loin du jardin d'Orsay, la jeune femme s'arrête face à l'une de ces espèces de boite aux lettres vertes où la collectivité a enroulé les sacs en plastique que nous, contribuables, offrons bien volontiers aux possesseurs de canidés, afin que nos amis à quatre pattes n'encombrent pas les trottoirs des produits glissants de leurs défécations.

Et là que vois je ? Cette personne qui tire, extirpe un sachet de la boite , puis deux, trois, et prise d'une sorte de folie subite, tire et tire encore et enfouit les produits de ce qu'il faut bien appeler un vol dans son propre cabas. Lorsque j'arrivai près d'elle , elle devait bien en être à son douzième méfait, et reprit ensuite sa marche sans se préoccuper de moi. Je pensai qu'il devait bien y avoir un chien dans l'histoire, mais j'eus beau scruter les alentours, nulle trace de chihuahua, de kromfohrländer, d'épagneul nain, et encore moins de samoyède, de chow-chow, d'affenpinsher, de mastiff ou de bullmastiff... Rien

J'en appelle à témoins nos compatriotes défenseurs de la patrie et se ses valeurs, les Lucacas, Vempeste, Chiotti, que devient la France ?

Après trois mois de hollandisme, l'insécurité a-t-elle cru au point que les malfrats en soient à dérober les sacs à crotte de nos chiens ? Et pour en faire quoi ? Pour y entasser les produits de leurs rapines ?

Que fait la police ? Quand va-t-on se décider à faire surveiller de près par des hommes en armes nos distributeurs de sacs à crottes ?

Je crains qu'il n'y ait rien à attendre en la matière de ce pouvoir, et encore moins de cette ministre de la justice, « fascinée par les délinquants » , comme le dit si bien Marine.

Moi, honnête citoyen de ce pays, je tenais à m'élever ici contre le laxisme dont fait preuve le pouvoir et dont j'ai eu sous les yeux un bel exemple ! En dénonçant ce geste criminel je fais œuvre de salubrité publique. Qui vole le sac à crottes, peut voler le chien !

Pauvre France !

feuille

feuille

Souvenir de Sicile

Souvenir de Sicile
une ruelle de Palerme

« Je crains que le mariage de l’ultra-libéralisme, de l’abandon de l’Etat et du retour à l’opium du peuple, finisse par avoir raison de ce que l’on aime le plus en France et que le monde entier nous envie ».

Caroline Fourest


Passages secrets du vieux Paris

juste une lumière

juste une lumière
un matin d'octobre en Limousin

rideau liquide

Lumières nocturnes

Lumières nocturnes
Dresde, le 25 Août

Et un clafoutis aux nèfles pour Douillet! Un

Qu'il est fort ce Douillet!
La proposition de François Hollande de taxer les contribuables les plus riches "va tuer le sport français"
75% de taxe au dessus de 1 million d'Euros de revenus, et adieu footing jogging, marche, cross country, pétanque, curling, crosse au champ, beach-volley. Finis la ringuette, la balle au tambourin, la longue paume, le rugby subaquatique. Disparus la soule, le tir à la corde,le vigoro, le boulingrin... Nous ne serons jamais champions du monde de Pesapallo, de Gouret de salon, de Oulak, ce superbe jeu où on se balance un cadavre de chèvre, ni de hornuss...
Voila ce que c'est Monsieur Hollande de vouloir faire payer les très très riches!
Et la boule de fort! Avez vous pensé à la disparition de la boule de fort? Même pas. C'est une honte!
Ca me dégoûte au point que je ne sais plus si je vais viser la corbeille à papiers pour y envoyer mes crottes de nez d'une pichenette élégante!
En tous cas la connerie est un sport qui n'est pas prêt de se perdre, et Douillet est bien placé.

campagne limousine

L’opinion de Fillon sur la culture

Eloge funèbre de Mickaël Jackson, selon le plaisantin de service:

"J'étais surtout un admirateur de son succès. Quelqu'un qui a vendu 750 millions de disques, c'est unique dans l'histoire de la musique, dans l'histoire de la variété, de la diffusion de l'art".

L'important dans l'art c'est bien les 750 millions... et sans hadopi, on n'y arrivera jamais...

VIVE LA CULTURE SARKOZYSTE.

Hé oui ! Mickaël Jackson c’est comme la France de Fillon, ca a gagné 750 millions et ça finit dans la débine

People: Jipé encore cocu

La rédaction de ce blog tient à faire part de sa tristesse à l'annonce des nouveaux déboires qui touchent notre ami Jipé Pastaga , ou tout au moins celui qui l'inspire. Il y a bien au moins trois mois que notre talentueux interviewer n'avait pas fait la une en couleur des gazettes spécialisées.

Trois mois sans être cocu, cela ne pouvait pas durer plus longtemps. Aujourd'hui c'est Ici-Pourri qui nous l'apprend sous un portrait de notre collaborateur plus chien battu encore que d'habitude et de Nathalie qui le regarde méchamment.

On se demande quel est l'auteur de cette photo prise sur le vif, sans doute sans l'accord des deux concernés, et dont on pourrait croire qu'ils ont posé pour l'occasion. Honte aux paparazzi !

Mais nous tenons à rassurer ici notre confrère. Ne t'en fais pas Jean-Pierre ! Le tabloïd a beau annoncer : « Nathalie et Jean-Pierre c'est fini », et sous entendre des « coups bas (évidemment, on devine la hauteur) et des mensonges », il nous est difficile d'y croire. Ici-Pourri n'est pas du genre à laisser perdre un aussi bon filon.

Le lieutenant Colombo est mort, Pépé Carvalho aussi, Henning Mankell a filé Alzheimer à son commissaire Wallander, mais toi Jean-Pierre, tu en as encore pour longtemps à être cocu toutes les trois semaines. Ne t'inquiète pas, nous croyons en toi !

Matin d'octobre

Matin d'octobre
au bord de la Briance

Automne basque

soir d'été au Danemark

soir d'été au Danemark

fenêtre du nord

fenêtre du nord

Prix Nobel de la Paix

C'est le chinois Lu Xiaobo, dissident emprisonné qui l'a obtenu. Ce n'est pas plus mal  que beaucoup d'autres qui ont précédé (Henry Kissinger, Lech Walesa, Al Gore, ou Obama.) 

Il faut entendre les médias aujourd'hui se féliciter de cette nomination et dénoncer à grands cris l'absence de libertés dans l'empire communiste chinois.

Nous en avons de la chance, nous de vivre dans notre beau système capitaliste.

Heureusement, dès demain quand l'économie va revenir au premier plan, on de dépêchera d'oublier que la Chine n'est pas une terre de libertés. Les necessiités du profit obligent.

Pour simplifier la tâche du comité Nobel, nous pourrions faire quelques suggestions quant aux lauréats à venir.

Certains hélas ne pourront recevoir leur prix qu'à titre posthume:

 - un condamné à mort par erreur, exécuté aux USA

 - des morts victimes de la magnifique paix de Bush et Blair en Irak (il n'y a que l'embarras du choix)

 - des suicidés de France Télécom

Pour d'autres la situation est certes moins extrême:

 -un SDF victime des délocalisations et des supressions d'emploi.

- un enfant d'immigré en centre de rétention

-un futur retraité spolié de son moyen de vivre décemment par la grâce du gouvernement Sarkozy

On le voit, le Comité Nobel n'est pas prêt de chômer. Heureusement que tous ces candidats potentiels ne vivent pas en Chine. Ils ne se rendent pas compte de la chance qu'ils ont!



Vieux quartiers de chez moi

Vieux quartiers de chez moi
Le pont Saint Martial

SHA KE QI

Ils en ont de la chance ces chinois.
Sa Majesté, Empereur des français, Gouverneur de l'Europe, Maître de la Méditerranée, va leur faire l'honneur de venir à Pékin pour la cérémonie d'ouverture des JO.
Déjà ils ne sont plus qu'impatience et délire à l'idée d'accueillir celui qu'ils ont baptisé Sha Ke Qi.
Le peuple entier se prépare à l'acclamer dans une liesse immense rejetant à l'arrière plan tout le reste des cérémonies.
On entend d'ici les millions d'admirateurs massés le long du passage du cortège officiel, agitant des petits drapeaux français et chinois, et scandant : Sha Ke Qi, Sha Ke Qi...
Au fait, Sha Ke Qi signifie "l'idiot en colère".
C'est tellement plus beau en chinois!

Temps de saison

Temps de saison
puisqu'on parle de neige

Le Prince Albert a le coeur brisé (Ici Paris)..

Trois mois avant son mariage...
Et alors qu'est ce qui se passe Bébert?
Allons allons, c'est pas grave, remue tes cent kilos, fais bouger ta carcasse. Elle était pas pour toi cet'nana. T'as vu la gueule que t'as? Allez viens...
Je sais qu t'as le coeur gros, mais c'est pas une raison, d'parler de s'foutre à l'eau
Viens... On va aller manger des moules et puis des frites, ça t'changera tiens!
Et si t'es encore triste ou rien qu'si t'en a l'air
on ira chez Air France voir les hôtesses de l'air,
paraît qu'y en a d'nouvelles...
Allez viens...
Foutons l'camp d'ce trottoir et arrête de chialer, comme ça devant tout l'monde.
Allez Bebert viens... viens...
Tu en trouveras une aut'va
Je pense à une qui pourrait êt' lib' d'ici un an... T'en fais pas Bébert...

Au fait il faudrait que je lise l'article, si ça se trouve c'est juste la petite chatte qui a fugué...

la verriere d'Austerlitz

la verriere d'Austerlitz

Le people du jour

Enrico Macias : " Je me sens incapable de refaire ma vie." (Ici Paris)
N'y a-t-il pas là un appel au secours? Une demande de conseil?
C'est pourquoi je donne le mien sans plus tarder : "Fais comme tu peux, Enrico, et tiens nous au courant à la devanture du kiosque.
Mais au fait tu peux aussi demander à ton copain du Fouquet's, Président des riches et Chanoine du Latran, qui s'y connait lui, pour refaire sa vie, mieux que pour augmenter le niveau de vie ou pour lutter contre l'insécurité".
Quant à Ici Paris, il faut en trouver hein des choses passionnantes à dire pour gagner sa croûte toutes les semaines!

Canal à Gand (Gent)

Canal à Gand (Gent)

Petit matin de Décembre

Petit matin de Décembre

Courage hivernal

Courage hivernal

Au hasard des livres : un écrivain, Paul Théroux

Paul Théroux, écrivain voyageur.

Il descend son escalier , prend le métro pour aller à la gare et quitte Boston pour la Patagonie, (Patagonie Express) ou il part de Grande Bretagne pour se rendre en extrême Orient, toujours par le train (Railway Bazaar)...

Cet américain au nom bien français ou plus exactement canadien est un bourlingueur , essentiellement ferroviaire. Il note et retranscrit ce qu'il voit, ce qu'il découvre, les gens qu'il rencontre, passant au cours de ses trajets du familier à l'exotique.

Le livre qui nous intéresse ici est « Voyage excentrique et ferroviaire autour du Royaume -Uni ». Moins ambitieux au niveau de l'aventure et de la géographie que bon nombre de ses autres ouvrages, mais finalement totalement exotique, délabré désespéré... Un voyage qui date de 1981, à l'époque que bénissent certains de nos dirigeants, du Thatchérisme au sommet de sa gloire. Guerre des Malouines, évènements d'Irlande du Nord, catastrophe économique, sociale, démantèlement des structures publiques, face à un peuple complètement passif . Le trait est noir. Théroux suit les cotes du Royaume dans des trains voués à la disparition, rencontre dans des stations balnéaires sinistres où personne ne va plus, des gens d'une autre époque et des bandes de jeunes délinquants désoeuvrés . Un monde en déliquescence, les architectures tordues des usines abandonnées qui bordent la mer, les friches industrielles, les hallucinantes silhouettes des centrales nucléaires qui dominent les rivages..

Pour Théroux, cette Grande-Bretagne que l'on nous a si souvent présentée comme un exemple, est « un pays insulté ».A lire.

Paul Théroux: Voyage excentrique et ferroviaire autour du Royaume-Uni (Les cahiers rouges Grasset)

Millevaches

Millevaches
Tourbières et bouleaux

Soir...

Soir...
une lumière dorée ...

les vagues de dunes

les vagues de dunes
dunes blanches

Un petit air du Sud

Un petit air du Sud
Sète vue depuis le Mont Saint-Clair

Sur le port de Sète

Sur le port de Sète

l'été dernier

l'été dernier
souvenir d'un village espagnol : Santillana del mar

jeux de lumière

jeux de lumière
matin de février sur la campagne limousine et les ruines de chalucet

Une ville la nuit

Une ville la nuit
en ex Allemagne de l'Est

Coin de rue

Coin de rue
aspects du vieux Limoges

Lumières de Paris: contre-jour

Lumières de Paris: contre-jour
lumière déclinante de fin d'année

Barques sur la Loire

Barques sur la Loire
en arrière plan, moins drole, les fumées de la centrale nucléaire de Chinon
"Si vous trouvez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance" Abraham Lincoln

soleil d'hiver

soleil d'hiver
apres autant de pluie... enfin un petit matin givré

du bois pour l'hiver

du bois pour l'hiver
dans un coin de la forêt limousine

Paris, ce village

Paris, ce village
Rue des sources

Les fenêtres

Les fenêtres
nous guettent

Scenes de la vie parisienne

Scenes de la vie parisienne
travaux a Belleville

Beaux jours d'automne

Beaux jours d'automne
A la pointe de l'Ile Saint-Louis..

Où allons nous?

Où allons nous?
question sans réponse

les pieds dans l"eau

les pieds dans l"eau

Vu et entendu : copines

  • Alors tu vois, y traverse le parking derrière moi

  • Hou la la...

  • Ouais. Alors j'me dis, ça fait pervers quand même...

  • Hyper pervers

  • I'm ratrap

  • Hou la la, diiiiiiiiiingue

  • Hyper dinguaaaaaaaa. Alors j'lui dis ouais?

  • Et ?

  • Et y m'dit, c 'est pas ton anniversaire Maguy?

  • Ah ouais, il a une super mémoire des anniversaires

  • Alors j'lui dis ouais, c'est pourkoi?

  • Ah ouais

  • I'm dit c'est just pour te l'souhaiter...

  • Alors là... Y souhaite vraiment l'anniversaire à n'import qui!

sombres lumières d'été

sombres lumières d'été
ciel d'orage sur Trouville

Chronique ciné

En lisant la presse suisse je suis tombé sur la critique d'un film qui vient d'être présenté au festival de Locarno et que nous aurons le plaisir de voir à partir du 10 Septembre sur nos écrans.

Il s'agit du premier film signé Michel Houellebecq, tiré de l'un de ses romans et qui s'intitule « La possibilité d'une île »...

Les spectateurs de Locarno, insensibles à la célébrité de l'auteur ont quitté la salle avant la fin. Il y a eu des rires et des ricanements. La presse helvétique décerne déjà au film la palme de « bide de la rentrée », certains allant jusqu'à prétendre méchamment que Max Pécas n'aurait pas osé signer un tel navet.

Quant à l'auteur, courageux mais pas téméraire, il n'a pas assisté à la projection et a annulé la conférence de presse qu'il devait donner. Il lui faut du temps sans doute pour chercher les raisons de son échec (sans doute trop d'ambition et de talent, incompris de spectateurs médiocres...)

La question qui se pose est maintenant de savoir si Houellebecq détrônera BHL au palmarès du plus gros navet de l'histoire du cinéma. On se rappelle en effet avec émotion de l'oeuvre du philosophe people: « Le jour et la nuit » avec Alain Delon et Lauren Bacall, où les rares spectateurs qui ont pu tenir jusqu'au bout ( en ce qui me concerne j'avais capitulé au bout de vingt minutes, ce qui n'était déjà pas si mal), ont paraît il autant ri ou presque qu'en voyant « La Grande Vadrouille »... Mais pas pour les mêmes raisons.

Il faudra que Houellebecq trouve d'aussi bons arguments que BHL pour expliquer son bide: « J'ai vu trop grand, trop haut, trop loin... Et les gens n'ont pas suivi ! »

Et là c'est pas gagné d'avance, mais on lui fait confiance!

Mes infos du matin

Ah ! Il n'y a pas de quoi se réjouir! Pauvre Manaudou... Mais pourquoi aussi est elle allée accepter ce bisou mortel? On ne lui avait pas dit? Il n'y a eu personne pour la prévenir?
Le commentateur nous dit que tout le monde attendait la Marseillaise, et rien... On a eu droit à l'hymne je ne sais quoi, un hymne pas martial ni rien... Pfff ... Quand même, hein, quand même, quand il y a Manaudou, on fait quoi, les chinois? On joue la Marseillaise, quel que soit son résultat... Vous le saurez la prochaine fois, sinon Sarko reçoit le Dalaï-Lama et ça va fumer!
Et l'autre, dont je ne sais plus le nom... le judo c'est pas mon fort (sans jeu de mots). Et justement le journaliste , très abattu, qui ne nous hurle pas dans les oreilles comme en cas de victoire, nous apprend que notre champion n'a pas pu poser son judo... Ah zut! Il n'y avait pas un casier au vestiaire? Pas une petite place sur le coin du tatami? Ces chinois n'ont rien prévu, et voila... il a dû garder son judo avec lui et crac... Pas de bol!
Mais là où j'ai failli avaler ma tartine à la margarine anti cholestérol de travers, c'est que voila Bush qui vient nous dire ce qu'il pense du conflit Georgie-Russie... Il est en forme, Bush, et il dit la vérité: " A notre époque, il est inadmissible, vous entendez, inadmissible, qu'un pays en envahisse un autre, plus petit..." Ah ça, c'est une chose qu'elle est bien vraie, Mister Bush..
Et notre petit homme à nous, voila qu'il se rend là-bas... Il va se brouiller avec qui? Avec son grand modèle américain? Avec son grand ami russe? Avec un peu de chance et son habileté habituelle il va se mettre les deux à dos.
Et si on lui suggérait de faire une bise à poutine et de lui souhaiter bonne chance?

Les discours de Sha Ke Qi..

« A cette Chine qui réussit chaque jour davantage, j’adresse un message chaleureux d’amitié ; une amitié historique, indéfectible et inébranlable, qui lie le peuple français au peuple chinois."
Bon c'est vrai qu'après avoir clamé que je n'irais pas, il faut que j' essaie de me raccrocher aux branches comme je peux...
" Je salue la manière « ambitieuse, dynamique, vibrante, moderne et résolue » dont la cérémonie d’ouverture a été préparée."
Tant qu'à faire il faut y mettre le paquet...
Si l’organisation des JO était un sport, je suis sûr que vous seriez d’accord avec moi pour qu’on attribue à la Chine la médaille d’or ! »
Et allez, ces peuplades sauvages ont besoin de flatteries. Après les avoir vexés, je vais leur montrer que je les prends pour des cons....

Les toits de Carmona

Les toits de Carmona
Cantabrique

L'éclosion d'un jour nouveau

L'éclosion d'un jour nouveau

Les coquelicots de Sélinonte

Les coquelicots de Sélinonte
parmi les ruines

Changer d'horizon

Changer d'horizon
Juste un goût de Portugal : moliceiro de Aveiro

Secrets de l'aube

Secrets de l'aube
Jeux du soleil et de l'eau ténbreuse, de l'obscurité et de la lumière...

Couleurs du Sud

Couleurs du Sud
Montpellier

Citrons

Citrons

Palerme

Palerme
les oursins du marché

Ascona

Ascona
couleurs du village

Lugo, vieux quartiers

Lugo, vieux quartiers
depuis les remparts et les silhouettes de la cathédrale

Images simples d'un matin de brouillard

Images simples d'un matin de brouillard
Une barque seule, invitation à se perdre

Fusio

Fusio
tout au bout de la vallée, après des centaines de virages

Injures et...injures

Comme le rappelle opportunément le Canard enchaîné, il y a injures et injures, comme il y a des champignons comestibles et des champignons toxiques.

Voici une petite leçon pour apprendre à les distinguer:

  • Pauvre con est très bien, c'est une réponse vive, franche, sans hypocrisie, à utiliser sans crainte.

  • Tocard, comme chacun le sait est une gentillesse, un petit surnom amical plein d'affection et de tendresse.

  • Charognard est tout a fait acceptable surtout s'il s'adresse au commun des journalistes et peut être des blogueurs insolents

  • Salope est certes un peu vif, mais ça ne tire pas à conséquence.

Et maintenant, attention aux jurons vénéneux:

  • N'allez pas traiter votre voisin de sale Hongrois, ni lui demander de rentrer en Chine ( un mois de prison ferme).

  • Ne l'encouragez pas non plus à aller niquer sa mère (également un mois ferme)

  • Pour fils de pute adressé a l'automobiliste d'en face, ca risque d'être 4 mois fermes comme à Aubagne.

Nous voici donc prévenus.

Et comme dirait le Chanoine: mes très chers frères, sachons séparer le bon grain de l'ivraie.

François B.

François;,

Chaque matin les premiers mots sortis de mon poste de radio ont le don de me mettre en colère.

Mais ce matin j'ai découvert que tu étais plus en colère que moi, beaucoup plus.

Et je te comprends.

C'est dur la politique, hein, François, tu ne t'attendais pas à cela, toi si nouveau, si naïf...

Ces ex amis traitres qui veulent faire payer leur trahison par un pays en faillite, ça te surprend, hein?

Tu es comme ces organisateurs du Tour qui découvrent avec stupeur qu'il y a des dopés dans le peloton.

Quelle surprise!

Ce gentil Morin avec son visage de premier communiant, avec qui vous partagiez cette passion innocente et tellement populaire des chevaux de course, tu n'aurais pas cru cela de lui...

Mais bon, calme toi François, sinon tes oreilles vont vibrer et tu vas devenir tout rouge.

Toi qui as toujours roulé si sagement à droite, tu risques de faire une embardée à gauche.

Ton Directeur de conscience ne te l'a pas dit, à ta dernière confession?

Tout ceci est la volonté de Dieu mon fils...

Vieux villages du Ticino

Vieux villages du Ticino
Giornico

Rachida et le Limousin

Le Limousin est une région pauvre, chacun le sait. C'est plein de bouse de vache où une jolie Ministre pourrait gâcher à jamais ses beaux escarpins. C'est porquoi les parlementaires limousins ont été reçus à Poitiers. Et on les a fait poireauter trois quarts d'heure dans l'antichambre pour que l'odeur d'étable qu'ils amenaient avec eux ait le temps de se dissiper.
Après quoi la Ministre leur a annoncé en dix minutes la disparition de six des neuf tribunaux de la région. Comme ce sont des tribunaux de proximité, ça arrangera les vieux du plateau de Millevaches ou d'autres coins paumés qui n'auront qu'a se déplacer loin s'ils veulent avoir à faire à la justice de leur pays.
Ah j'oubliais... Le Limousin n'a pas voté Sarko... Bien sûr ça n'a rien à voir, vous n'y pensez pas.
Les tribunaux de Tulle sautent évidemment. On attend d'une année à l'autre la réaction de culbuto. Je suis certain qu'elle viendra un jour.
Quant à ce qui fut la Chiraquie, ben voyons... On va quand même pas les louper ceux-là.
Enfin on vous conseille pas de venir en Limousin. La région est belle certes, mais elle vote pas dans le bon sens, ya de la bouse et ya plus de justice.

Au hasard des livres : Ni d'Eve ni d'Adam... (Amélie Nothomb)

J'aime beaucoup Amélie Nothomb, son écriture fluide , son humour, cette façon qu'elle a de se tourner en dérision comme pour minimiser ses souffrances... Ici elle revient au Japon, dans la continuité de Stupeur et tremblements, mais cette fois pour nous parler d'Amour. Même dans ce domaine la bizarre civilisation niponne va se trouver confrontée à l'entendement occidental. Mais ici au lieu de cet affrontement brutal qui était décrit dans le monde du travail, chacun, et surtout l'amoureux essaie d'aller dans la direction de l'autre, de mettre pour séduire le pied dans la civilisation d'en face telle qu'il la conçoit. Mais au contraire ce qu'on attend de lui, c'est son exotisme. Quoi qu'il en soit, on s'attache au fil des pages à cette histoire, à ces rapports , à cette écriture pudique , à la fois gaie et inquiéte.Même si la narratrice prétend n'éprouver que du "koï" (du goût) au lieu du "aï" (de l'amour), on la sent peu à peu au fil de notations justes ett savoureuses, céder au charme de Rinri son jeune amant. une autre version du thème de l"Amant" de Duras...
Et j'oubliais la fin, une fin émouvante qui résume en une phrase tout ce qui n'a pas été dit dans le récit.
En fait le seul reproche qu'on peut adresser à ce roman c'est qu'il est trop vite lu...

Love in Paris

Love in Paris
le bonheur et rien à dire...

Paysage des Vesteralen

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image de Norvège
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Lectrice

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en bord de seine

Au hasard des livres : Ripoux à Zhengzou

Un polar de Zhang Yu (Picquier poche). C'est un polar chinois, et on y retrouve toute la Chine du socialisme à la sauce capitaliste, où la carte de crédit a remplacé le petit livre rouge. Quelle est la vie quotidienne à Zhengzou, capitale du Henan? Deux policiers naïfs, spécialistes de la chasse aux pickpockets découvrent les combines, la corruption, les petits arrangements d'un monde qui les dépasse. Cela a passionné les chinois, et nous passionne aussi. Finalement on se demande ce qui change, avec le passage d'un système politico économique à un autre. A lire!

La vie parisienne

La vie parisienne
Bords de Seine au Printemps